Tuesday, November 4, 2008

Rubrique-à-brac et Gotlib

Marcel Gotlib, ou Gottlieb, est le dessinateur de Rubrique-à-brac. Il est né le 14 juillet 1934 à Paris. Il a travaillé pour Pilote et a fait beaucoup d’autres bandes dessinées. Il est le créateur d’une parodie de super héro que j’ai déjà mentionné sur le blog : Superdupont.

En lisant Rubrique-à-brac, j’ai trouvé que la BD est un croisement entre Monsieur Ferraille (à cause de la satire et la parodie) et OUBAPO (parce qu’il y a des jeux avec la bande dessinée, la recréation).


Quelques éléments de parodie…

Bougret et Charolles : une parodie des romans policiers, surtout Sherlock Holmes. ("Élémentaire, mon vieux Charolles ! Élémentaire !" "Seule un extra-terrestre peut accepter de serrer la main d’un flic !"


Aristides Othon Frédéric Wilfrid : un stéréotype de l’étudiant français des années 70 (étudiant en lettres, membre du Mouvement Néo-Trotskyste Dissident de la Gauche Prolétarienne Rouge…)


Professeur Burp : parodie des documentaires, les exposés scientifiques.



Bougret et Charolles, et Professeur Burp sont des personnages récurrents, comme la coccinelle. Elle joue toujours un rôle de spectateur ou de commentatrice dans la scène.


Isaac Newton

Dans ce tome, on raconte « L’Anecdote de Newton et la fourmi chatouilleuse, » qui s’est passé avant qu’il a conçu la loi sur la gravitation universelle. Isaac Newton est un personnage récurrent, qui est lié a la libre chute (évidemment). N’importe quoi est toujours en train de tomber sur sa tête. J’ai trouvé un interview ou Gotlib parle un peu de cette personnage. Il dit qu’il a été toujours intéressé avec cette histoire de la pomme et la gravité, et qu’on « parodie ce qu’on aime. »



À part de jouer sur la parodie, l’humeur de Gotlib reste aussi sur l’absurde. Voici quelques exemples :




L’autoportrait : Dans un parti de Rubrique-a-brac, le dessinateur se montre comme un artiste classique et mélodramatique. On se moque du débat sur le statut de la bande dessinée par rapport aux arts établis.


OUBAPO

OUBAPO (Ouvroir de Bande-dessinée Potentielle) crée des bandes dessinées sous les contraints artistiques pour mettre en jour la rhétorique classique. Cette organisation a été fondée en 1992 et les membres actuelles sont : François Ayroles, Anne Baraou, Gilles Ciment, Jochen Gerner, Thierry Groensteen, Patrice Killoffer, Étienne Lécroart, Jean-Christophe Menu et Lewis Trondheim. Les contraints se classent en deux groups : génératrices et transformatrices.


Contraints génératrices
  • Ambigramme
  • Itération
  • Palindrome
  • Pliage
  • Pluri-lecturabilité
  • Restriction
  • Réversibilité

Contraints transformatrices

  • Expansion
  • Hybridation
  • Réduction
  • Réinterprétation graphique
  • S+7 ou N+7
  • Substitution
Le travail d’OUBAPO ressemble à la poésie des surréalistes qui jouent le cadavre exquis. Voici la première phrase obtenue : « Le cadavre - exquis - boira - le vin – nouveau. »

Et un example datant de 1927 :
L'amour ornera le peuple.
Les femmes blessées faussent la guillotine aux cheveux blonds.
La colombe des branches contamine la pierre lamartinienne.
L'hippogriffe frisé poursuit la biche noire.
La grève des étoiles corrige la maison sans sucre.
Le mille-pattes amoureux et frêle rivalise de méchanceté avec le cortège languissant.
La vapeur ailée séduit l'oiseau fermé à clé.
L'arbre majestueux fait calmement une pendule majestueuse.
La guerre ornera les derniers soupirs de l'homme.

Cela me souvient aussi du jeu Mad Libs. Il y a un exemple de ce jeu sur ce site Internet.



Hybridation
Little Nemo + Giovanni = Hybrid

+ =


Réinterprétation graphique
(Sudor Sudaca de Muñoz et Sampayo vs. Réinterprétation de François Ayroles)

BD muette vs. Bande Dessinée aveugle


Tuesday, October 21, 2008

Nini Patalo


J’ai beaucoup aimé la bande dessinée de Lisa Mendel ! Elle est très drôle, pour les enfants et pour les plus âgés (je doute que quelques choses soient casher pour les petits, mais je reviendrai sur ce point).


Les personnages sont ils-mêmes rigolos. Nini est le portrait parfait d’une petite fille, amusante à cause de son innocence. Coincoin, ou bien André, nous surprise avec son ironie, n’étant pas le peluche adorable mais un canard (on peut peut-être changer le a en o et ajouter un n pou mieux le décrire) égoïste. Jean-Pierre, l’homme des cavernes décongelé, nous surprise avec son aptitude culinaire. Le petit monstre morphant, qui me fait penser un peu à Pikachu du phénomène Pokemon.






En plus que les personnages, l’humeur peut s’attribuer aux situations bizarres, comme les pingouins-nettoyeurs-du-frigo en grève et la juxtaposition des trois histoires d’horreur appelés La Chose des W.C. Il y a aussi l’étoile du soir, qui fait comme les génies malins qui n’interprètent jamais comme on veut les désirs, et les parodies comme celle du catcheur Hulk KOKO (ou Hulk Hogon) et la caractérisation des enfants comme des « chimpanzés hyperactifs. »


Quelques citations mémorables :

« On veut bien manger de la viande mais on n’aime pas tuer les animaux. » (Désolé les végétariens…)

« Les adultes peuvent être naïfs parfois. » (Nini et André essaient d’empêcher sa maitre de danse de gober les gencives de Jean-Pierre)


Comme j’ai dit d’ailleurs, il y a quelques mots compliqués qu’on espère que les enfants ne comprennent du tout : le nouveau-né nécrophage, sadomasochiste, etc.

À part le contenu, j’ai aimé aussi quelques éléments de style et d’organisation de la planche. Quand il y a des collisions (quand l’homme des cavernes congelé tombe sur André, par exemple) Mendel coup la parole mi-phrase et coup aussi l’action par séparant la case d’avant de celle d’après par un forme d’onomatopée : BLONK.

La BD et le film

La Bande Dessinée et le Cinéma ont une relation d’influence réciproque. Ils utilisent beaucoup des mêmes techniques, surtout dans la mis en scène, la narration. Comme noté dans la lecture, c’est une relation qui existe depuis le debut du cinema : un des premiers films des frères Lumière L’Arroser arrosé (la première projection en 1895) était une adaptation d’un strip de Hermann Vogel appelé L'Arroseur (publié en 1887 par Quantin).


Même s’il faut lire de texte ou des images, pour moi l’expérience BD est plus semblable à regarder un film qu’à lire un roman. L’adaptation à l’écran des BDs est donc, à mon avis, plus facile qu’avec la littérature. C’est surtout le cas avec les bandes dessinées de science-fiction ou des héros d’enfant.


L’inverse (l’adaptation au format BD des films) se fait aussi.


Barbarella, de Jean Claude Forest a aussi été adapté au cinéma (et même à une pièce de théâtre musicale en Autriche, 2004). Les deux (la BD et le film) sont également rigolos. En lisant la BD, j’ai pensé aux années 1970 et à la révolution sexuelle/libération des femmes, la lutte pour l’égalité des sexes. Le film Down with Love (2003) est un parodie des films de cette époque là auquel la lecture m’a fait tout de suite pensé.


Barbarella est une femme indépendante qui n’a pas vraiment besoin des hommes pour l’aider. Sa sexualité ne la rend pas, à mon avis, objet. Elle réussit toujours, pendant que les personnages masculins apparaissent et disparaissent sans beaucoup d’importance. Au contraire, les personnages féminins sont forts, même les vilains comme la Méduse et la reine de Sogo. C’est intéressant que la seule fois qui Barbarella a du se fuir a été quand affronté par deux femmes.



Ce qui m’a frappe de plus était les couleurs de la BD. L’utilisation du monochrome a ajouté au effet de l’irréel du récit. En outre, pour être un BD de science-fiction, le style et beaucoup plus esquissé que d’autres du genre, comme l’Incal par exemple (au droit).



Tuesday, October 14, 2008

Réflexions sur la Lecture


Style Réaliste


Style « gros nez »
(plutôt considéré comique)

Florence Cestac



Même si il y semble exister une très grande différence entre le style réaliste et le style comique, quelques dessinateurs mélangent les deux styles dans la même bande dessinée.

Le Petit Christian (Blutch, ou Christian Hincker)


Chat du Rabbin (Joann Sfar)





Couleur vs. Noir et blanc




En 1940, Will Eisner a crée The Spirit, une série qui est représentatif de ses

techniques : cadrage cinématographique, suggestion du temps qui s’écoule, du son, etc.


Hugo Pratt



Le dessinateur Mattotti utilise les couleurs pour donner de la signification au dessin. Dans sa BD appelé Feux, les couleurs représentent les sentiments.





La Vallée des Roses, de la série Théodore Poussin, par Frank Le Gall



Le Dessin (Marc-Antoine Mathieu)

« Le choix s'est fait naturellement, parce que je dépeints des systèmes plutôt que des personnages. Je prends de la distance avec la couleur, qui est pour moi trop affective. A mon sens, le noir et blanc est le seul moyen d'expression qui autorise une liberté au regard, alors que la couleur le bloque. Et puis le noir et le blanc sont des champs qui ouvrent à l'imaginaire. Ils relèvent de la suggestion plus que de la démonstration. » -Mathieu

Entretien avec Marc-Antoine Mathieu



Voir le tableau pyramidal de Scott McCloud (L’Art Invisible)



Les Parodies

Superdupont (Gotlib)


Une parodie des super-héros des bandes dessinées (surtout Superman)


Tintin



Complexe vs. Simple


Bilal et Gir


Reiser


Comme Pomier a dit, quelquefois le style du dessin est simple, mais le sujet ne l’est pas, vice versa. Par exemple, Johnny Hart, un dessinateur américain a crée des séries polémiques, mais son style est « simple. »

B.C.

Un réaction à ce strip dans un journal américain

(Los Angeles Times)